fbpx
 

Pas la peine d'être le plus rapide.

21. Jul 2019 
par Ziv Knoll
1268 vues

Monaco 1988.

Les McLaren-Honda étaient tellement dominatrices en 1988. Senna, sur une autre planète, dominait les essais et se qualifiait en pole avec une avance de 1.4 sec sur Prost. Berger sur Ferrari était à 1.2 sec du français, un gouffre.

Au départ, Senna menait la dance et Berger passait Prost en délicatesse avec sa 2e vitesse qui refusait momentanément de passer.

Prost était bloqué derrière Berger jusqu’au 54e tour, quand il trouvait enfin l’ouverture à l’approche de Sainte-Dévote.

Senna avait alors une avance de 50 secondes.

Essayant de mettre la pression sur son coéquipier, Prost se mit à battre le record du tour.

Senna répondait, et les deux champions amélioraient leurs temps à chaque passage.

Pour le leader, cette bataille n’était pas nécessaire, son avance était telle, que Prost n’était pas en mesure de le rattraper à la régulière.

Mais Senna fier combattant, voulait écraser son adversaire et prouver définitivement qu’il était le plus rapide des deux.

Au 67e tour, Senna fit une erreur au virage du Portier, et sa McLaren s’en allait tout droit dans les rails. Suspension avant gauche détruite, c’était l’abandon.

Prost s’imposait pour la 4e fois à Monaco en 5 ans, Berger terminait à 20 secondes.